Moisissures, champignons, cloques sur les murs, gondolements de parquet… Autant de symptômes indiquant la présence d’humidité dans un foyer. Fléau touchant près de 50% des logements en France et ayant des répercussions conséquentes sur la santé, telles que des allergies ou de l’asthme, l’humidité peut être provoquée par de multiples facteurs. Zoom détaillé sur chacun d’entre eux…

Les remontées capillaires

Les remontées capillaires touchent la quasi-totalité des maisons et autres bâtiments construits avant 1959. Il s’agit d’une d’humidité issue du sol qui peut remonter jusqu’à 1,50 m de hauteur sur les murs porteurs de ces constructions. Elle favorise l’apparition de salpêtre et de champignons sur leur surface, l’effritement des enduits et des plâtres, ainsi que le pourrissement des revêtements de sol. Un problème de taille, mais qui peut aujourd’hui être résolu par la pose d’un boitier électromagnétique sur un mur porteur. En inversant la polarité des molécules d’eau, celui-ci fait redescendre l’humidité présente sur les murs.

L’humidité de toiture

Celle-ci peut provenir d’une toiture présentant une mauvaise isolation. L’air chaud qui monte lors du chauffage du foyer entre en contact avec les combles froids. Ce chaud/froid provoque alors un “point de rosée” qui entraîne l’apparition de moisissures. Une humidité de toiture peut également être provoquée par la surisolation d’un toit dépourvu de tuiles de ventilation (nommées aussi “chatières” de part leur forme qui rappelle celle pour les portes pour petits chats domestiques ). Équipées d’une ouverture spéciale, celles-ci permettent une ventilation naturelle, par l’air extérieur, des bois de charpente de la toiture.

La condensation

Ce type d’humidité touche plus particulièrement les logements construits entre 1920 et 1930 présentant une faible épaisseur de parois, de même que ceux construits entre 1960 et 1970. Elle provoque principalement l’apparition de moisissures sur les murs. Aussi contradictoire que ça puisse paraître, les foyers plus anciens ne connaissaient pas ce problème puisque leurs portes et leurs fenêtres, moins jointives, permettaient une meilleure circulation de l’air. La température moyenne des logements était alors de 17 degrés, alors qu’aujourd’hui elle est de 21 degrés… Par ailleurs, quand on sait qu’une famille de 4 personnes dégage en moyenne 12 litres de vapeur d’eau par jour, on comprend l’intérêt d’un foyer correctement ventilé ! Or cette ventilation est souvent mal pratiquée par les habitants qui ouvrent leurs fenêtres en été et les ferment trop souvent en hiver. L’humidité adorant le froid, celle-ci se loge sur les angles, derrière les meubles, les bâtis de fenêtres, sur les murs nord, en bref sur tous les points froids favorisant la condensation de l’humidité. L’installation de multiples VMC (ventilation mécanique contrôlée) et d’aérateurs électriques, petits boitiers discrets et silencieux fixés au mur et dont la turbine extrait l’humidité lorsque celle-ci fait son apparition, permettent de régler les soucis de condensation. Autre solution : le déshumidificateur. Alternative peu onéreuse mais efficace, celui-ci permet la déshumidification d’une pièce en aspirant l’air humide ambiant (les modèles les plus performants pouvant aspirer jusqu’à 30 litres d’eau par jour), puis en le convertissant en eau stockée dans un bac que l’on doit vider régulièrement.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce guide comparatif sur les deshumidificateurs (via bricolea.fr)